Réunion parents du 1er. 12.17.

Vêtement de l’école

 

Présents :

Franck CHEFDOR, Chef d’établissement

Représentants du Comité de gestion : Elsa CHARLIER, Isabelle BRIERE, Paula LUGEA, Anaïs RICHARD.

Parents d’élèves : Frederic RIBES, Cecilia SANTANERA, Pablo SPINA.

 

Pièces-jointes:

  • Convocation représentants des parents d’élèves
  • RI avec propositions de corrections
  • Votre rôle de représentant des parents d’élèves Conseil d’établissement
  • Lien vers organigrammes
  • Document fonctionnement instances AEFE

 

  1. CHEFDOR revient en préambule sur la réflexion relative au vêtement de l’école, initiée avant son arrivée et rappelle à ce sujet le rôle des différentes instances de l’école. Comme un courrier récapitulatif a déjà été envoyé, la parole est donnée aux parents présents.

Mme SANTANERA remercie M. CHEFDOR pour la tenue de cette réunion. Elle évoque une pétition de parents qu’elle était sur le point d’envoyer car elle a été surprise de la décision unilatérale prise au sujet de l’uniforme. Elle considère que les parents doivent être consultés car ils ont leur avis à donner. Elle invoque le principe de laïcité qui lui a fait choisir l’École Française, principe au nom duquel une liberté doit être laissée aux enfants et demande quelles solutions peuvent être trouvées à la situation actuelle.

  1. CHEFDOR se déclare surpris à son tour du peu de parents présents. Il évoque les retours qui lui sont parvenus via le Comité de gestion et les deux courriers qu’il a reçus, l’un favorable, l’autre nuancé, évoquant surtout l’aspect économique de cette mesure.

Il revient sur le terme d’uniforme, qui a pu heurter certaines sensibilités et auquel a été préféré le mot vêtement de l’école, attendu qu’il n’y a aucun changement relatif au bas du vêtement, qu’un uniforme est déjà existant, constitué du polo blanc marqué du logo, et que la mesure consiste à avoir deux couleurs, le bleu turquoise et le rouge, choisies par les élèves, les autres jours de la semaine de façon à porter l’identité de l’école.

Il revient sur le terme de « décision unilatérale » qui ne peut lui être reproché. Comme convenu dans le cadre des différentes instances qui régissent l’école, seul le Conseil d’établissement peut modifier le règlement intérieur, après consultation du Conseil des délégués du Secondaire, puis du Conseil d’école. Il rappelle que, sur ce point, la consultation a été scrupuleusement respectée, et qu’il a même fait procéder cette année à l’élection d’un Conseil des délégués du Primaire, instance démocratique supplémentaire qui a non seulement été consultée, mais qui a de surcroît relayé les débats réalisés en classe.  Il ajoute que les établissements français accordent une importance particulière à l’éducation à la citoyenneté, et que c’est dans ce cadre que la réflexion a été instaurée.

Concernant la consultation des parents, M. CHEFDOR exprime son étonnement car des représentants ont été élus, une réunion a rappelé leur rôle, des documents explicatifs de ce rôle ont été joints aux convocations aux Conseils d’école et d’établissement. Il revient sur la responsabilité des parents élus et sur la possibilité qui leur a été donnée en début d’année de communiquer avec leurs pairs via le secrétariat, lequel n’a pas été sollicité. Par ailleurs, les courriers électroniques ont été distribués afin que chaque parent délégués puisse être saisi directement par les autres parents.

Les modifications de règlement ont été  distribuées, ainsi que l’ordre du jour, et il est de la responsabilité de chacun de lire les documents préparatoires aux réunions.

  1. CHEFDOR revient sur la manière dont se font les élections dans l’école, qui procèdent davantage de la désignation, faute de candidats et s’en étonne, car, comme il leur a rappelé dans le cadre des réunions de classe de début d’année, les représentants de parents ont un rôle à jouer non négligeable.

Il revient, comme il l’a fait dans le cadre des Conseils d’école et d’établissement, sur les prérogatives de ces deux instances, car la coutume était jusqu’à l’an dernier de traiter des questions relatives à l’établissement en Conseil d’école.

  1. SPINA évoque le nécessaire temps d’adaptation lié au manque de connaissance des parents sur ces sujets.

Mme SANTANERA évoque le manque d’information des professeurs. Les élèves de CP n’étaient pas au courant de la consultation des élèves.

  1. CHEFDOR dit son étonnement. Toutes les classes n’ont pas élu de délégués, cependant, le compte-rendu des Conseils de délégués sont envoyés à tous les professeurs, dont il est de la responsabilité de se tenir informés. Il est compréhensible que les parents ne lisent pas tous les documents qui leur sont envoyés par manque de temps – une réflexion est en cours sur l’optimisation de la communication envers les familles. Que les professeurs ne se donnent pas la peine de lire les comptes-rendus qui leur sont envoyés et prétendent ne pas connaître le fonctionnement de l’établissement au sein duquel ils travaillent est plus problématique et interroge sur leur place au sein de l’école.
  2. RIBES convient que l’information avait été envoyée et qu’il lui revenait, en tant que parent délégué, de consulter ses pairs, et qu’il ressent de la gêne vis-à-vis des autres parents, car il n’était pas d’usage de donner autant d’importance aux parents dans ces différents conseils. Il souligne qu’aucune confirmation ne lui a été faite au sujet de sa participation et qu’il ne lui a donc pas été possible de contacter les parents en temps voulu.
  3. CHEFDOR regrette que M. RIBES aille sur un terrain qu’il ne souhaitait pas aborder en réunion pour des raisons de discrétion. Confirmation lui a été faite par courrier électronique le jour même. C’est pour cette raison que sa femme, Julie COLLIGNON, n’a pu être retenue pour représenter ses collègues du Primaire, pour d’évidentes raisons de conflit d’intérêt. Il rappelle que le Conseil d’école est déjà revenu sur le règlement intérieur par le passé et que, de la même façon, des modifications règlementaires ont été proposées lors du dernier Conseil d’établissement, relatives à l’interdiction du polystyrène dans l’enceinte de l’école.
  4. SPINA revient sur l’organisation de l’école qu’il convient d’expliquer aux parents pour les tenir informés. Il se dit satisfait de l’évolution, mais ajoute que cette nouvelle organisation va prendre du temps à entrer dans les mœurs. Il évoque la rapidité avec laquelle cette décision s’est prise et propose qu’un questionnaire soit envoyé aux parents pour demander leur accord au sujet du vêtement.

Mme SANTANERA ajoute que l’école est associative et que les parents doivent être consultés. Elle considère que l’éducation à la laïcité implique la liberté de se vêtir comme on l’entend.

  1. CHEFDOR se félicite d’entendre invoquer la laïcité, principe qui a déterminé cette réflexion sur le vêtement, car le terme est souvent galvaudé, et il s’agit avant toute chose de respecter un principe de neutralité. L’éducation passe aussi par un certain formalisme dans le vêtement.
  2. CHEFDOR revient sur la faible représentativité des parents présents et ne peut donc répondre favorablement au questionnaire demandé, d’autant que le débat a déjà eu lieu, dans le cadre des instances existantes.

Au terme du débat, il considère qu’il a finalement plus été question du rôle des assemblées de l’école que du vêtement, sujet initial de la réunion et rappelle à ce titre que l’école de Las Terrenas est régie par une association de parents d’élèves, comme toutes les écoles du réseau AEFE et ne constitue en rien une exception. Dans le cadre de l’important turn over existant au sein des équipes de direction des écoles, il convient d’avoir des instances aux prérogatives identifiées pour garantir la pérennité du fonctionnement démocratique de l’école. Revenir sur les décisions prises par ces instances serait anti-démocratique.

Sur proposition des parents présents et des membres du Comité de gestion, présents, une seconde réunion d’information relative au rôle des parents délégués sera proposée.

Afin de prendre en considération le flottement qui a pu exister dans l’esprit de certains parents vis-à-vis des instances de l’école et pour donner la preuve de sa bonne volonté, M. CHEFDOR propose que les modifications du règlement intérieur soient à nouveau proposées au vote dans le cadre du prochain Conseil d’établissement du 20 mars.